Cabine Dessayage Rrstar

Il n’y a rien de plus frustrant qu’une mauvaise expérience dans une cabine d’essayage pour gâcher une séance de shopping.

Avec tant de variables en jeu (éclairage, miroir, personnel, règlements, etc.), les chances sont rarement de notre côté. Voici le top 10 des choses qui nous tapent sur les nerfs.

 

1. Quand le rideau n’est pas assez grand pour te procurer une intimité adéquate et que tu te ramasses à te dévêtir devant tout le monde avec tes sous-vêtements dépareillés de jour de lavage. Ben le fun.

2. Quand il n’y a pas de miroir dans la cabine et que tu dois sortir devant tout le monde et te battre pour un spot devant le miroir communal pour voir de quoi tu as l’air. Encore pire quand tu découvres en même temps que tous les gens présents que les shorts ne te vont vraiment pas bien.

 

3. Quand tu as droit à un nombre limité d’items et que tu dois laisser la moitié de tes trouvailles sur un rack. Qu'on se le dise, la motivation pour aller chercher le groupe B chute considérablement si le groupe A a été un échec. Et même si tu te rends à la deuxième batch, la logistique du «ça je le prend, ça non, fak là je peux prendre deux morceaux sur le rack, blah, blah, blah» est juste profondément déplaisante.

4. Quand l’éclairage est si peu flatteur que tu te découvres de la cellulite où tu croyais impossible d’en avoir. Vraiment winner pour l’estime de soi.

5. Quand il n’y a pas assez de crochets et que tu dois mettre tout ton stock sur le plancher sale. Ark.

 

6. Quand la personne qui t’accompagne n’a pas le droit de t’attendre devant la cabine et que tu dois te pavaner devant tout le monde dans le magasin pour lui montrer tes kits. Pas gênant du tout.

7. Quand il n’y a aucune vendeuse à l’horizon pour aller te chercher une autre taille et que tu dois te rhabiller à chaque fois pour sortir de la maudite cabine.

8. Quand il y a toujours une file d’attente devant les cabines peu importe l’heure à laquelle tu vas magasiner. 

 

9. Quand la vendeuse ne te laisse pas aller essayer même si tu vois clairement qu’il y a des cabines de libres. Pourquoi, oh grand pourquoi?

10. Quand tu essaies d’être une bonne citoyenne et de remettre les vêtements sur les cintres mais que ceux-ci n’arrêtent pas de s’entremêler et que les petites bretelles ne cessent de tomber. Arr!

 

Magasiner, c’est du sport. Courage, les filles!

Une cabine d'essayage est un petit local aménagé dans un magasin de vêtements pour permettre aux clients de se dévêtir à l'abri des regards, et ainsi préserver leur pudeur, lorsqu'ils souhaitent essayer des pièces qu'ils ne sont pas encore certains d'acheter.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semble que les premiers salons d'essayage soient apparus avec les grands magasins[1]. Émile Zola évoque leur existence dans son roman Au Bonheur des Dames, et ils sont alors interdits aux hommes[1]. Quelques années plus tard, quand Henri Gervex peint celui de Jeanne Paquin en 1906, ce n'est plus le cas[1].

Par la suite, Buster Keaton s'en servira en 1928 comme décor d'un célèbre gag du film Le Cameraman[1]. Dès lors, le lieu ne cessera d'inspirer des scènes comiques au cinéma : on en trouve une, par exemple, dans le film Les Trois Frères, sorti en 1995[1].

En 1969, le Français Edgar Morin a réalisé une importante étude sociologique sur une rumeur qui prétendait que les cabines d'essayage de magasins du centre-ville orléanais appartenant à des Juifs servaient de lieu d'enlèvement aux organisateurs de la traite des Blanches. Le résultat paraît sous le titre La Rumeur d'Orléans[2].

Équipement et utilisation[modifier | modifier le code]

Selon le standing du commerce, il peut s'agir d'une pièce à part entière, ce que l'on appelle un salon d'essayage, ou de simples box individuels séparés par des cloisons, et dont la fermeture peut se faire par une porte ou par un rideau. Quoi qu'il en soit, ces espaces sont souvent équipés de sièges, d'étagères, de porte-manteaux et de miroirs. C'est à ce titre que l'écrivain Jean-François Comte écrit dans la revue de poésieVagabondages que « le moi est une cabine d'essayage, on s'y enferme avec son miroir pour y choisir son image »[3].

Malgré l'idée de respect de la vie privée conduisant à la création de tels espaces, certaines cabines d'essayage sont filmées par des dispositifs de vidéosurveillance[4], afin que ces espaces à l'abri des regards ne servent pas à commettre des infractions, qu'il s'agisse du vol des produits proposés par le magasin ou transactions illégales, de drogues par exemple[1].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

L'intérieur d'une cabine d'essayage.
  1. a, b, c, d, e et f« Essayer en corps. Sociologie des cabines d'essayage », Thierry Caro, mémoire de fin d'études à l'Institut d'études politiques de Lille, 2004.
  2. La Rumeur d'Orléans, Edgar Morin.
  3. ↑« Derrière l'idée du miroir… », Jean-François Compte, Vagabondages, n°14, – (ISSN 0153-9620).
  4. ↑« You Don't Have to Smile », Lyn Nell Hancock, Newsweek, .

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